Pourquoi votre banquier regarde votre cash-flow

Pour évaluer la santé de votre entreprise et ses capacités de remboursement, votre banquier ne se concentrera ni sur votre chiffre d’affaires, ni sur votre bénéfice. Pourquoi ?

Sans connaissances en comptabilité, la lecture du bilan et du compte de résultats de votre entreprise est un exercice ardu. Beaucoup s’en tiennent donc à deux éléments essentiels :

  • Quel est le chiffre d’affaires de l’entreprise ?
  • L’entreprise est-elle bénéficiaire ?

Mais il existe un autre indicateur de la bonne santé de votre entreprise: son cash-flow.

Qu’est-ce que le cash-flow ?

Les spécialistes définissent le cash-flow comme l’ensemble des liquidités générées par l’activité de votre entreprise. En clair, la vente de vos produits ou de vos services fait entrer de l’argent dans la caisse ou sur le compte en banque de l’entreprise.

Pour générer ces rentrées, vous devez assumer certaines dépenses: payer les fournisseurs, rémunérer votre personnel, régler vos impôts, bref, sortir de l’argent de votre caisse ou de votre compte en banque. Le cash-flow est la différence entre ces rentrées et ces sorties.

Le cash-flow n’est pas le bénéfice, et vice-versa

Si cash-flow et bénéfice sont liés, ils ne sont pas identiques. En effet, le calcul du bénéfice tient compte de frais qui ne donnent pas lieu à un décaissement. Ce sont principalement les amortissements des investissements que vous avez réalisés.

Un petit exemple vaut mieux qu’un long discours

Supposons que votre activité génère 100.000 euros de chiffre d’affaires en 2013. Pour y parvenir, vous avez assumé 60.000 euros de dépenses.

Votre cash-flow est de 40.000 euros.

Mais il y a cinq ans, vous avez acheté une machine d’une valeur de 100.000 euros.
Chaque année, elle fait l’objet d’un amortissement de 10.000 euros.

Votre bénéfice est de 30.000 euros.

Capacité de remboursement

En réalité, le calcul est un tout petit peu plus complexe, car il tient également compte de l’évolution de votre besoin de fonds de roulement, donc nous parlerons dans un prochain article.

Mais ceci ne change rien à l’équation: pour votre banquier, ce qui compte avant tout, c’est le cash-flow. En effet, ces 40.000 euros représentent des liquidités disponibles pour rembourser un éventuel emprunt. IIs sont donc la base sur laquelle il réfléchira accepter ou refuser de vous octroyer un prêt.

Cash flow "libre"

Mais pour cela, il regardera également les emprunts existants: en effet, les moyens que vous consacrez déjà aux remboursement d’un emprunt ne sont pas “libres”. Il les déduira du cash-flow. C’est ce qu’on appelle le cash-flow libre (free cash flow). Autrement dit, si vous consacrez déjà 15.000 euros par an au remboursement d’un emprunt, votre cash- flow libre sera de 25.000 euros. Votre banquier pourra donc au maximum vous prêter une somme dont les remboursements ne dépasseront pas 25.000 euros par an, par exemple 50.000 euros sur deux ans ou 100.000 euros sur 4 ans.

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